Le 1er décembre dernier, l’immense salle du Grand Rex de Paris projetait en exclusivité le film documentaire produit, écrit et réalisé par la superstar Beyoncé, Renaissance. Nous y étions et la soirée s’est résumée en un seul mot : iconique.
La projection était prévue à 21h 30 mais à 21h, les nombreux fans se pressaient déjà autour du Grand Rex. La BeyHive (nom donné aux fans de Beyoncé) était évidemment au rendez-vous, tirée à quatre épingles, comme à son habitude. Malgré la taille de la salle, il fallait se presser pour espérer avoir une bonne place afin de pouvoir pleinement profiter du spectacle.
À 21h 30, le docu-concert débute
Beyoncé apparaît alors en 4K, sous les yeux admiratifs de sa fan base. Elle est sur scène à Stokholm, Paris, Londres ou Atlanta, ces villes qui ont accueilli ses shows un peu plus tôt dans l’année. « You are the visual, baby » avait répondu la Queen Bey au beau milieu d’un de ses concerts, lorsqu’un fan l’avait interpelée concernant l’absence de clips vidéo pour accompagner ses morceaux. L’artiste n’a pas menti : à l’écran, des fans venant des quatre coins du monde sont filmés chantant à tue-tête les chansons de leur idole. Elle enflamme la salle à travers l’écran et le Grand Rex se transforme rapidement en une boîte de nuit géante. Les Bees – comprenez les abeilles de Beyoncé - sont ravies, enfin libres de pouvoir s’exprimer comme elles le souhaitent et de pouvoir être elles-mêmes.
Mais Beyoncé n’est pas qu’une superstar. Plusieurs scènes du film la montrent en plein doute, épuisée par les répétitions et par l’organisation de sa tournée internationale. Elle se livre à plusieurs reprises avec émotion et fragilité, notamment lorsqu’elle remercie sa mère, Tina, de l’avoir protégée de l’industrie souvent destructrice de la musique ou lorsqu’elle évoque la pression qu’elle a ressenti lorsque sa fille aînée, Blue Ivy, a dansé à ses côtés sur scène devant parfois plus de 80.000 spectateurs.
Au bout de 2h 40 de spectacle, le film Renaissance touche à sa fin et chaque petite abeille déjà nostalgique, retourne à son quotidien parfois monotone avec « Energy » ou « Alien Superstar » dans les oreilles. Le temps d’une soirée, Beyoncé nous aura fait rêver et nous aura rappelés qu’avec travail, passion et amour, tout est possible.
Par : Océane Hegesippe